No TAV – De la prison à la vallée solidarité!

Le 17 décembre il y aura le rendu du procès pour Chiara, Claudio, Mattia et Niccolo. Graziano, Francesco et Lucio sont eux en detention préventive en attente d’un proces. D’autres compagnons sont inculpés pour des actions de solidarité. Solidarité!

La nuit du 13 au 14 mai 2013, un groupe parvient à s’introduire dans l’enceinte du chantier de  la construction de la ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin (TAV) en Val Susa et à saboter à coups de cocktails molotov des machines du chantier servant à la réalisation du tunnel d’exploration dont la dégradation bloque et ralentit l’avancement des travaux. Sans faire de blessés et sans être plus que ça inquiété-e-s par les nombreux flics et militaires présents sur le chantier.

C’est de cette action, que sont accusé-e-s Chiara, Claudio, Mattia, Niccolò, Graziano, Francesco et Lucio.

Le 9 décembre dernier, des perquisitions et arrestations ont lieu à Turin et à Milan et quatre compagnon-ne-s sont incarcéré-e-s. Depuis le début ils font face à des mesures restrictives qui se succèdent (suspension des parloirs, isolement, transfert dans des prisons de Haute sécurité, censure du courrier, diminution des heures de promenade, …).

En juillet, trois autres personnes ont été arrêtés dans le cadre de la même affaire sur la base d’écoutes faites par les flics. Ils sont incarcérés dans différentes taules italiennes en attente d’un procès.

Ces arrestations font suite à de nombreuses autres, il y a plus de cinq cents personnes inculpées, en procès ou en attente de procès autour de la lutte No Tav. En janvier, il y a le rendu d’un procès contre 53 personnes suite à l’expulsion et la tentative de réoccupation du chantier de la Maddalena à l’été 2011.

Alors que la lutte perdure depuis de nombreuses années dans la vallée, elle s’est étendue hors de la vallée, du TGV à son monde. Du chantier à tous ceux qui permettent sa réalisation. La lutte n’en est pas à son premier sabotage. De fait, au cours des années, les collabos du Tav ont été identifiés et au travers de moyens divers et variés, attaqués. Depuis les arrestations de décembre de nombreuses actions de solidarité ont eu lieu dans toute l’Italie et au delà, banderoles, manifestations, blocages de trains, sabotage, tags, en ciblant par exemple les sièges du PD (Parti Démocratique au pouvoir en Italie), des banques (San Paolo), des boutiques SNCF.

Le procès de Chiara, Claudio, Mattia et Niccolò, arrêté-e-s le 9 décembre, a commencé en mai dans une salle de la prison des Vallette à Turin. En septembre, ils ont déclaré avoir participé à l’attaque du chantier. Le 14 novembre, les réquisitions des procureurs ont confirmé les accusations construites contre eux, attentat à finalité terroriste, attentat terroriste avec engins pouvant causer la mort et explosifs, détention et transport d’armes de guerre, dégradation par incendie et violence contre personne dépositaire de l’autorité publique sont donc les délits qui, en appliquant les règles de l’arithmétique pénale, ont amené les deux procureurs à requérir des peines de 9 ans et 6 mois pour chacun des quatre compagnons. Le 17 décembre il y aura le rendu.

A travers ces procès, l’État italien voudrait isoler des individus et stopper cette lutte. Le 22 novembre il y a eu des manifestations dans toute l’Italie, pour marquer l’opposition à un projet qui est utile à ceux qui le financent et le promeuvent, redire la lutte contre l’occupation des montagnes par les barbelés et les militaires et défendre le sabotage pour enrayer la destruction de la vallée !

Depuis le 14, il y a eu de nombreuses actions de solidarité, des blocages de trains (Trento, Trasta), occupations, peintures et autres destructions sur des bureaux du PD (Trento, Cremona, Turin) ou peinture et tags sur un tribunal à Venise le 16 novembre, pour lesquels deux personnes ont été arrêtés le 2 décembre et inculpés du même délit que Chiara, Claudio, Mattia et Niccolò, (270 sexies), actes à finalité de terrorisme.

Que se soit à Turin, dans la vallée de Susa, à Venise, au Testet, à Toulouse, à Notre-Dame des Landes, à Nantes, à Paris ou ailleurs, il y a toujours des occasions pour renforcer notre solidarité et notre détermination face aux pelleteuses et aux gaz.

Le terroriste c’est l’Etat !

Liberté pour tou-te-s !

http://autistici.org/macerie/

http://informa-azione.info

http://fr.contrainfo.espiv.net

Niccolò Blasi et Mattia Zanotti C.C. San Michele strada Casale, 50/A – 15121 Alessandria;
Claudio Alberto et Chiara Zenobi C.C. “Lorusso e Cotugno” via Maria Adelaide Aglietta, 35 – 10151 Torino.
Graziano Mazzarelli
C.C. via Gravellona, 240 – 27029 Frazione Piccolini Vigevano (Pavia)
Lucio Alberti
Casa Circondariale via Cassano Magnago 102 – 21052 Busto Arsizio (Varese)
Francesco Sala
Casa Circondariale via Palosca 2 – 26100 Cremona

Pièces jointes

Report tract (.pdf)

texte publié sur Indymedia Nantes.

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