pour notre camarade Guccio….

1900063_744315198952377_478518085_nLettres de ses ami/e/s, camarades proches…

« Sì come colui che leggerissimo era».
24 février 2014

« Oui à ce qui, comme lui, est absolument léger »
Guccio a pris une décision. Il a décidé de s’en aller. Solitairement. Nous laissant là, encore plus seuls. Nous respectons avec douleur cette décision qui est la sienne et nous le saluons avec amour. Nous trouverons le moyen, encore une fois, de nous imprégner de sa force, force de vie qu’il nous plait de considérer comme un cadeau, incompréhensible, qu’il remet entre nos mains… à lui ! à nous !

Camarades
C’est ça qui est arrivé. A cela, il n’y pas de pourquoi, il n’y a pas d’explications, il y a – exclusivement – un choix. Dimanche soir c’était la fête, celle de l’anniversaire de l’ouverture de la « Pizzeria » de Milan, et samedi il y avait eu cette belle manif No TAV. Guccio n’en était pas dimanche à la fête… il était déjà parti. Il a laissé deux lettres posées sur son lit : une à ses camarades, et une à sa famille… deux lettres qui en disent peu, en réalité, et dont on échoue à dégager une intention.
Il dit aux camarades de ne pas imiter son geste… il dit qu’il part pour un long voyage. Quand ces lettres ont été trouvées, on a cherché Guccio partout, à la gare, autour de chez lui… mais on ne savait pas où il pouvait être allé.
Lundi matin, son père a appelé : la police des chemins de fer avait vu un jeune homme se jeter sous un train, aux environs de Casale Monteferrato (où Guccio avait ses deux grand mères, qui le nourrissaient souvent)… et il y avait, dans sa poche, les papiers de Guccio.
Une chose est certaine : à côté de Casal Monteferrato, il va y avoir une fête énorme, indicible, pour saluer l’existence de Guccio!

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