[Val de Suse] Attaque nocturne sur le chantier et offensive médiatique contre les No Tav

la repubblica.it, 14 mai 2013 :

Attaque sur le chantier, la nuit dernière, peu avant 3 heures. Une trentaine de personnes, le visage masqué, ont pilonné le chantier avec des bombes artisanales, des molotovs, des pétards et des fusées. Les No Tav, entrés en action de différents points autour de la zone, ont essayé de bloquer avec des câbles d’acier trois portes, la 4, la 5 et la 8, pour empêcher le personnel de sortir. Coupant finalement le cadenas, ils [les No Tav] ont réussi à entrer sur le chantier, en lançant des cocktails molotovs, et enflammant un compresseur. Deux molotovs ont également été jetés vers les policiers de garde, avec le risque de les blesser.
[...]

ansa.it, 15 mai 2013 :

La préfecture de Turin évalue, parmi d’autres, la qualité de “tentative d’homicide” concernant l’attaque de la nuit dernière sur le chantier du Tav à Chiomonte.  Ce matin, le chef de la Digos [police criminalo-politique], Giuseppe Petronzi, a rencontré les magistrats qui s’occupent des enquêtes sur ce sujet. Le parquet a été également saisi pour destruction de matériel.

la repubblica.it, 15 mai 2013 :

Message sur le site No Tav : ceux qui travaillent sur le chantier sont condamnés.
Les ouvriers qui travaillent sur la chantier du Tav à Chiomonte ont commis un “choix égoïste”, qui les “met hors de la communauté”, et “les condamnent à une difficile cohabitation avec leur environnement”. Ce message, paru sur un des sites de référence des No Tav, est examiné par la Digos dans le cadre du contrôle des événements de la Val Susa.

notav.info, 15 mai 2013 :

L’unique  victime de l’attaque : compressore

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[LGV Paris-Rennes] Sabotage sur le chantier

Communiqué publié sur Indymedia Nantes :

Dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 mai, un engin de l’entreprise Eiffage a illuminé les plaies béantes du chantier LGV Paris-Rennes.

Il était grand temps de bousculer le train-train quotidien de ce chantier qui avance sans susciter la moindre opposition visible, et qui pourtant devrait détruire bien plus de terres agricoles qu’un certain projet d’aéroport nantais.
Il était plus que nécessaire d’allumer le feu des projecteurs sur ce chantier et, par ce geste, de lancer une campagne d’attaques et de sabotages pour court-circuiter les projets pharaoniques d’Eiffage et consorts.

Aux portes de Rennes, les travaux de la LGV opèrent de véritables saignées dans les terres agricoles, déjà bien marquées par les pylônes des lignes THT. Comme en Mayenne, où la nouvelle ligne THT Flamanville-Beaulieu est désormais en marche, les machines d’Eiffages cotoient les pylônes de RTE.
Ici, à Domloup, le spectacle de la société industrielle colonisant les zones rurales est le reflet des logiques dont le projet Eurorennes est un aboutissement.
Les lubies et fantasmes des aménageurs permettent aux businessmen de tout poil d’imposer leur idéologie capitaliste aux populations.

Mais tous ces chantiers sont VINCIbles ! Ils ne pourront pas mettre un flic aux pieds de chaque machine.

Feu la LGV !
ZAD partout, par tou-te-s !

Les feu-follets.

Ouest-France, 15 mai 2013 (extraits) :

La société Eiffage visée

« On a appris la nouvelle mardi soir », explique Michel Bihan, le maire de Cesson-Sévigné, près de Rennes. Une tractopelle a été incendiée sur le chantier de la LGV, au lieu-dit La Petite Salmondière, à la limite de Cesson et de Domloup, où des fouilles archéologiques ont eu lieu récemment.

« Ce qui est étonnant, c’est que cet incendie a été revendiqué par un groupe complètement inconnu, les Feu-follets, poursuit le maire. En tout cas, moi, je n’en ai jamais entendu parler. »

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Le Front de Gauche, le TAV et le capitalisme industriel

Extraits de Critique de la planification écologique, par Pièces et Main d’Oeuvre :

[...]

Les amoureux d’une vie libérée de la course au néant existentiel et du transport de marchandises sur les paysages, se réjouiront d’apprendre que le Front de gauche est un ardent défenseur de la ligne TGV Lyon-Turin (le TAV, en italien). Selon Antoine Fatiga, conseiller régional FdG et syndicaliste CGT : « Il faut tenir compte des intérêts des locaux qui ne veulent pas de ligne ferroviaire chez eux, mais aussi de l’intérêt de quelqu’un qui veut faire transporter des marchandises entre un port de Rotterdam et Turin. »

Michelangelo Antonioni - Il Deserto Rosso-1964

Idem pour le projet de ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux : « Nous souhaitons par ailleurs et toujours dans la même logique insister sur la pertinence supra nationale de ce projet. »

Les intérêts supérieurs de l’économie primeront sur les bouseux qui tiennent encore à leur terre. Dans le Nord-Pas de Calais, les élus du Front de gauche se liguent aux industriels et à tous les autres partis, de droite comme de gauche, pour réclamer la relance du monstrueux canal Seine-Nord-Europe au prétexte de lutte contre l’austérité. Du béton et des conteneurs, c’est de l’emploi.

Soutenant la candidature d’Annecy aux Jeux Olympiques d’hiver de 2018, le groupe Front de Gauche de la région Rhône-Alpes souhaitait « contribuer à ce que la région pèse de tout son poids pour une candidature exemplaire qui illustre une conception moderne des plus grands événements sportifs. »

À la condition d’une plus « haute qualité sociale » après s’être satisfaits des efforts entrepris pour que ces « Jeux » soient placés sous le signe de la haute qualité environnementale. C’est connu, les Jeux olympiques d’hiver, leur bétonnage, leur gaspillage et leur pollution de l’eau et des sols, leur transport de masses, il n’y a pas plus bio.

Tandis que le candidat Mélenchon promet un grand débat national « sous contrôle citoyen » sur l’énergie, les élus Front de Gauche de Provence-Alpes-Côte d’Azur et la commission Enseignement Supérieur et Recherche du Parti de gauche soutiennent la construction de la centrale nucléaire ITER de Cadarache : un « projet collaboratif de recherche publique [dont] les résultats concerneront l’intérêt général. » Ne dites plus ravages industriels, dites « intérêt général ». Au nom de « la liberté de la recherche », claquons 15 milliards d’euros d’ici un demi siècle pour des résultats douteux. Comment en serait-il autrement puisque le pilier du Front de gauche est le parti communiste français, co-gestionnaire de l’industrie nucléaire depuis la création du Commissariat à l’énergie atomique juste après Hiroshima.

Ceux qui aiment les paysages côtiers profiteront bientôt des usines d’éoliennes au large de Cherbourg et Saint Nazaire transformés en zone industrielle. Ces marchés remportés par le consortium EDF-Alstom répondraient, selon le Front de gauche de la Manche, « aux enjeux industriels et écologiques immédiats » tels que recharger son Ipad ou faire tourner des data centers, les principales causes d’augmentation de consommation d’électricité.

Dans son livre halluciné La règle verte, Jean-Luc Mélenchon jubile à l’idée de coloniser les fonds marins, espace « immense » et encore méconnu qui fera de la France « la première nation maritime » : « Voilà la grande ambition que nous pouvons avoir : la découverte, la conquête de la mer, comme nous avons conquis l’espace ! [...] Nous pouvons être les premiers, par notre science, notre technique à la fois, à la découverte, puisque 15 % à peine de la biodiversité marine est connue. »

Grâce à ses DOM-TOM, la France possède la deuxième plus grande surface côtière du monde. Une aubaine ! Exploitons le mouvement de la mer – « gratuit et infini » – pour produire de l’électricité. Tant pis si les turbines sous-marines (hydroliennes) sont faites de matériaux coûteux et bientôt épuisés.

Outre les fonds marins, les profondeurs de la terre devront aussi contribuer à l’effort national. L’industrie pétrolière se reconvertira dans la géothermie : « Ce sont exactement les mêmes métiers : faire des trous, très profonds [jusqu'à 5 km], repérer les ressources, créer des anneaux, mettre au point les aciers, ce qui signifie donc que nous ayons une sidérurgie. » Pas un espace de cette planète qui ne soit la proie de ces ambitions écologiques.

[...]

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[Paris] Journée No Tav / No Terzo Valico

notav18mai

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1er mai No Tav à Chambéry

affiche 1er mai NO TAV web

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NoTAV [Val de Suse]: Manifestation géante contre la grande vitesse

l43-notav-susa-bussoleno-130323170914_medium23 mars 2013 – Mobilisation importante No TAV au Val de Suse, avec 80 000 personnes (dont beaucoup de français) pour réafirmer l’opposition à la LGV Lyon-Turin.
Le combat et la resistance continue !

A Sara Dura / Résistance !

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[Val de Suse] Le train de déchets nucléaires est passé malgré les rassemblements dans les gares

aviglianaNuit du jeudi 14 au vendredi 15. Le transport de déchets nucléaires entre Saluggia et la Hague, reporté à la dernière minute lundi dernier, s’est fait cette nuit. Malgré le vent sibérien et l’habituel silence qui accompagnent ces voyages, il y avait, le long du trajet, des rassemblements à Novara, Asti et Avigliana.

À Asti, les activistes ont été complètement encerclés par la police mais ont tout de même réussi à filer pour se rassembler à San Damiano. À Avigliana, un important dispositif policier s’est mis en place autour des No Tav qui avaient déroulé sur le premier quai une banderole « Stop aux transports nucléaires ».

Rosanna Lavezzaro [la responsable de la sécurité et chef du bureau de l'immigration de la préfecture de Turin] a endossé l’écharpe tricolore et a intimé aux manifestants de se disperser. Puis la parole est passé aux CRS qui ont repoussé de force les camarades hors de la station. L’un d’eux a été blessé à la main et à la cuisse.

Cette fois, en dehors de l’habituelle nuée de policiers de la Digos [l'équivalent politique de la BAC], était présent leur chef, Giuseppe Petronzi.

Malgré l’énorme différences des forces, les hommes en bleu ont mis une bonne demi-heure à dégager les antinucléaires de la station.

Sur l’esplanade s’est répété une scène connue. Carabiniers et police ont bloqué les manifestants, fermant la place et empêchant à quiconque de s’éloigner jusqu’au passage du convoi de déchets.

Un groupe de camarade a pris table, sièges et cartes à jouer et, indifférent au froid glacial, a commencé une partie de carte en face des policiers armés jusqu’aux dents.

Encore une fois pour faire passer un train plein de déchets hautement radioactifs le gouvernement a mis sur le tapis une centaines d’hommes en arme.

Lundi ils ont choisi de reporter le transport pour affaiblir la résistance de ceux qui travaillent et se fatiguent à passer tant de nuits blanches. Cette nuit ils les ont quand même trouvé sur leur route.

Un motif de plus pour être toujours plus nombreux la prochaine fois.

Traduit de annares-info

Le réseau Sortir du nucléaire fait un suivi du trajet jusqu’à la Hague. Actuellement le train serait arrêté à la centrale de Bugey (35km à l’est de Lyon), où il pourrait attendre la réouverture complète de la ligne Caen-Cherbourg.

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[No Tav Maurienne] Réunion publique contre le Lyon-Turin à Modane

Réunion publique : “Lyon-Turin, et si on en débattait” organisée par le comité No Tav Maurienne (contact : notavmaurienne@gmail.com )

Vendredi 5 avril 2013 à 19 heures, à Modane, Salle polyvalente Antoine FARDEL (près de la Mairie)

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Manifestation contre la LGV Bordeaux Toulouse

Manifestation contre la LGV Bordeaux-Toulouse

Samedi 23 mars à Nérac (Lot-et-Garonne), 14h30, Place de Foirail.
organisé par la Coordination47

Plus d’infos sur http://www.tgv-albret.fr

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[Val de Suse] La neige et le rassemblement antinucléaire bloquent le train de déchets

Le passage du train de déchets nucléaires à travers le Piémont a été repoussé sur initiative des autorités française. Le motif principal est certainement le mauvais temps qui fait rage dans le nord-ouest de la France, où se trouve l’usine de retraitement de la Hague, la destination du périlleux chargement.

À Avigliana près de 150 personnes se sont relayées dans la gare de 21h à 2h30 du matin, jusqu’à ce qu’il soit évident que le train ne partirait pas. Les jours précédents le remue-ménage dans plusieurs villes de la région a révélé une claire sensibilité populaire contre ces transports inutiles et dangereux. Il faut rester prêt pour la prochaine tentative de convoi.

traduit de Radio Blackout

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Comment protéger la montagne en la détruisant ?

Les leçons de communication de la ville de Chambéry et de la Région Rhône-Alpes.

   La ville de Chambéry, du conseil municipal à la communauté d’agglomération Chambéry Métropole, ainsi que la Région Rhône-Alpes, sont d’ardents promoteurs du TGV Lyon – Turin. Ces institutions nous offrent cet hiver deux belles opérations de propagande, qui voudraient nous faire croire qu’il est possible de préserver les montagnes tout en défendant une myriade de projets de bétonnage, dont le Lyon – Turin n’est qu’une composante, étrangement jamais évoquée.
 
  A Chambéry, c’est « l’année montagne ». Durant toute l’année 2013, une multitude de salons, conférences, et autres manifestations publiques vont avoir lieu pour démontrer que Chambéry est « une ville au service des montagnes ». Derrière les événements bon enfant et grand public, typiques de ce genre d’opération, on sent poindre l’inquiétude chez ceux qui gèrent la montagne. Jugez plutôt, avec les contenus de certaines conférences : dans « Une géographie des conflits environnementaux », on apprendra que « ces épisodes de tensions sont révélateurs de la perception et des rapports à la « nature » propre à chacun », où comment prévoir et désamorcer les oppositions à la destruction du milieu alpin. Ailleurs on s’interrogera avec intérêt : « Quel futur pour le tourisme en montagne ? ». Une question à laquelle nous aideront à répondre les Mountain Riders, en décernant le « Flocon Vert » à des stations de ski écolos lors de la « deuxième biennale du développement durable en montagne », afin de « nous permettre de choisir notre destination touristique de montagne sur des critères de développement durable ».
Dans des cercles plus fermés, il faudra prévoir le lavage de cerveau pour l’avenir. Dans un « workshop d’experts non ouvert au grand public – Jeunesse et montagne : Innovations et visions pour les Alpes de 2050 », on entreprendra l’ « élaboration d’un projet transalpin dans le secteur de la communication ayant un impact important pour la jeunesse et leur identification avec les enjeux de la montagne alpine. » D’ailleurs durant cette « année de la montagne », les plus jeunes ne seront pas épargnés, avec leur lot d’expositions et ateliers pédagogiques, de la Galerie Eurêka au Centre de Culture Scientifique et Technique. C’est que plus on commence tôt, plus la propagande est efficace.
Si nos communicants s’inquiètent tant d’ « être au service des montagnes », c’est bien parce que les industriels de la montagne craignent pour leurs retours sur investissements (le tourisme en Rhône-Alpes représente une manne de plus de 10 milliards d’euros par an selon la Chambre de Commerce et d’Industrie, et plus de 230 millions d’euros ont été investis dans les stations de ski en 2006, dont 100 millions d’euros de remontées mécaniques). Ils se demandent comment continuer à faire du profit si le nombre de touristes venant s’entasser sur les pistes diminuait. S’il faut pour cela proposer une industrie du tourisme bio, éthique, et durable, les « décideurs » le décident, et nous l’annoncent avec grandiloquence lors d’une pathétique « année montagne ». C’est ce qu’on appelle le « greenwashing », ou les balivernes d’un capitalisme vert.
   Le numéro 27 du journal de la Région Rhône-Alpes a pour titre « Vivre là-haut » et propose en couverture la photo d’une famille souriante au coeur du massif verdoyant de Chartreuse. Tout le numéro est consacré à encenser la place de la montagne dans notre belle région. Jean-Jacques Queyranne, Président de la Région et promoteur de longue date du Lyon – Turin, nous accueille avec un édito intitulé « Montagne : attention, fragile… ». Il écrit : « La montagne, fragile, doit être aussi le lieu de développement des modes de transports alternatifs à la voiture et aux camions, trop nombreux à polluer les vallées alpines ». A quels modes de transports pense-t-il ? La montgolfière ? Les patins à roulettes ? On pense au train bien sûr, mais venant de quelqu’un qui laisse mourir nombre de petites lignes, notamment en montagne, il s’agit d’un plaidoyer mal déguisé pour le Lyon – Turin.
Plus loin dans le même journal, on apprend que « les usines à ski c’est fini ». Il suffit pourtant de tourner deux pages pour lire un article de promotion d’une entreprise de dameuses, puis du « cluster montagne », un organisme « très présent sur le marché chinois », qui vise à « Accompagner et promouvoir, en France et dans le monde, les acteurs français de l’aménagement en montagne » ; autrement dit le lobby des industriels de la montagne (le fabricant de remontées mécaniques « Poma » y figure en bonne place). Ce n’est ni la première, ni la dernière des contradictions fièrement assumées dans cette feuille de chou.
La mascarade continue avec une double page sur l’agriculture, barrée du gros titre « Les agriculteurs, piliers de la montagne ». Un article commence par ces quelques mots « Vivre et travailler au pays… » qui ne sont autres qu’un slogan de la Confédération Paysanne dans les années 70. Quand on sait que le Lyon – Turin supprimerait des centaines d’hectares de terres agricoles et constituerait une infrastructure de plus permettant de délocaliser et de mettre les travailleurs en concurrence, on imagine que les paysans apprécient moyennement la récupération.
Puis Michel Grégoire, « vice-président délégué à l’agriculture et au développement rural » affirme sans rire que « l’un des enjeux de demain consiste à encourager l’agriculture à être écologiquement intensive ».
Plus loin encore, Gérard Leras, « conseiller spécial délégué à la politique foncière », membre d’Europe Ecologie Les Verts, et qui a pendant des années poussé son parti à soutenir le Lyon – Turin en tant que projet écologique, parle dans le langage des technocrates, fait d’acronymes menaçants : SCOT, PLU, EPFL, SAFER… Une chose est sûre : lui-aussi s’y connaît en « écologiquement intensif ». Et il est difficile de ne pas rire jaune quand celui qui gère la politique foncière de la Région (et qui assumait le dépôt de 3 millions de mètres cubes de déblais au bord de la petite rivière de l’Arc sur la commune de Villarodin-Bourget ainsi que le sacrifice d’une zone humide pour y fabriquer le béton du tunnel du Lyon-Turin), nous explique aujourd’hui que « l’écosystème est fragile ».
 
  Pour conclure sur cette double opération de communication assez grossière, on peut s’étonner que ni la ville de Chambéry ni la Région Rhône-Alpes n’aient entrepris de parler du Lyon – Turin dans leurs déclarations d’amour aux montagnes. C’est probablement parce qu’il serait difficile d’expliquer le lien entre ce projet dévastateur et la protection minutieuse des massifs qu’on nous dépeint. Il n’y a jamais eu, il n’y a pas et il n’y aura jamais de TGV « écologique », tout comme une vie dans les Alpes se basant sur le développement – fût-il « durable » – du capitalisme, est une impasse suicidaire. Puissent Claude Comet, « conseillère déléguée au tourisme et à la montagne » et Gérard Leras, tous deux membres d’EELV, mais aussi tous leur collègues, entendre raison sur ce point.
Les Alpes ressemblent de plus en plus à des corridors pour les marchandises, pollués jusqu’aux racines, mités de lotissements et de stations, qui correspondent assez peu aux images idylliques que nous offrent les institutions. Nous ne voulons pas de vallées transformées par des experts en « aménagement du territoire » car nous voyons chaque jour l’étendue de leurs méfaits. Nous voulons des montagnes modelées avec humilité par celles et ceux qui les habitent.
NO TAV Savoie, comité de Chambéry
mars 2013
 
 
Toutes les citations sont tirées du site internet http://lumieresur.chambery.fr et du numéro 27 du journal d’information de la Région Rhône-Alpes, hiver 2012.
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[Lhommaizé - 86] Une initiative contre la LGV et son monde (capitaliste et autoritaire)

Dans la soirée du 26 février 2013, à quelques un-e-s, nous nous sommes rendu-e-s à une réunion publique organisée par RFF à Lhommaizé (86) pour affirmer notre opposition aux projets de LGV et notamment celui entre Limoges et Poitiers. Nous avons distribué un tract (dont le texte est visible ci-dessous), qui a eu l’air de faire plaisir aux personnes qui venaient assister à la réunion. Seul-e-s deux personnes, par ailleurs employé-e-s par la centrale nucléaire de Civaux (86), sont venues nous le rendre car elles n’appréciaient pas que nous mettions en lumière la logique commune au Nucléaire et au saccage des terres au nom du désir de ces gros porcs de bourges de se déplacer toujours plus vite (toutes nos excuses aux cochons). En ce qui nous concerne, notre désir serait plutôt de voir fleurir moult collectifs, comités, assemblées citoyennes ou pas et qu’on puisse se fédérer pour lutter contre l’actuelle vague d’aménagement du territoire qui nous fait face. Nous souhaitons adresser toutes nos amitiés aux copains et aux copines NO TAV du Val Susa qui se battent contre un projet de ligne TGV (TAV en italien) entre Torino et Lyon et aux camarades basques qui luttent contre un projet de LGV entre Bordeaux et l’Espagne.

COPAIN (COllectif Poitevin Pour l’Arrêt Immédiat du Nucléaire)
copain[chez]riseup[point]net

NOUS NE VOULONS PAS DU TGV, NI ICI NI AILLEURS.

Nous ne venons pas pour débattre avec RFF. Nous n’avons rien à dire à ces gens-là. Leurs réunions, enquêtes publiques et autres concertations ne sont que le vernis démocratique pour venir saccager des territoires et imposer leurs projets mortifères.

Quelle mobilité le TGV nous offre-t-il à nous qui ne pouvons pas nous l’offrir ? Souhaitons-nous seulement nous déplacer dans ces wagons où l’on crève de trouille de s’adresser la parole ? Non ce n’est pas notre idée du voyage.

On nous a tant vanté la vitesse qui soi-disant annonçait le progrès. Le progrès technique certainement, mais le progrès social certainement pas. Cette religion de l’immédiateté imprime un rythme à nos vies, nous fait courir toujours plus vite vers nulle part.

Les professionnel-le-s de la politique nous promettent que leurs foutus projets d’aménagement capitaliste du territoire créeront tout plein d’emplois toujours plus précaires et mal payés. Chouette…

Alors qu’on aimerait nous voir culpabiliser de ne pas aimer un travail qui n’a aucun sens ou de ne pas chercher en vain un emploi qui n’existe pas et dont l’économie n’a même pas besoin, nous cherchons le moyen de nous réapproprier nos existences.

Nous pensons que cette réappropriation passe par la nécessaire résistance à tous ces projets qui cherchent à nous aménager nous tout autant que nos lieux de vie.

Au Larzac, à Plogoff, et bientôt à Notre-Dame-des-Landes, l’histoire nous enseigne que face à une population déterminée, les puissant-e-s font parfois marche arrière. Comme l’a écrit Bertolt Brecht, « celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

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Du Piémont à la Hague, bloquons le train de déchet nucléaire !

Lundi 11 mars 2013. Dans la nuit, les barres de déchets nucléaires ont été transporté par des camions du dépôt de la Sogin à Saluggia au centre de tri à Vercelli [Piémont]. Le train destiné à les transporter vers l’usine de retraitement de la Hague, en France, est prêt à partir . Il est surveillé par un important détachement de policiers.

Le rendez-vous de ce soir à 21h est donc confirmé, à la gare d’Avigliana [Val de Suse]. D’autres rendez-vous ont été fixé à Asti à 21h devant la préfecture et à 23h à la gare. À Novara, à partir de 22h devant la gare.

Il faut néanmoins rester à l’écoute de Radio Blackout pour les dernières nouvelles sur le transport et les rendez-vous au cas où il y aurait des modifications de dernières minutes.
Laissons les portables allumés et faisons tourner les infos.

Ils veulent imposer le silence, brisons-le.

Encore une nuit antinucléaire pour s’interposer, pour informer les gens de la bombe qui passe par chez eux. Pour que ce transport inutile et très dangereux soit interrompu.

Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire du désastre de Fukushima, un avertissement pour tous, contre cette technologie où militaire et civil se mélangent.

Les déchets du dépôt de Sogin partent à l’usine d’Areva à la Hague pour le retraitement. Ils reviendront aussi radioactif qu’avant.

En France il ne restera que le plutonium. Le plutonium sert seulement à fabriquer les bombes atomiques.

Les initiatives qui se sont déroulés au cours des précédents transports ont contribué à ralentir ces transports dangereux et inutiles. Il aurait du y en avoir 12 avant décembre dernier. Pourtant, en mars, avec le renfort de plusieurs centaines d’hommes armés, ils n’avaient réussi à en faire passer que 4.

Les faire cesser c’est possible. Ça dépend de nous, de notre capacité à élargir et à rendre plus déterminée la résistance populaire.

 

Coordination « Stop transports nucléaires »
contact téléphone : 00 39 338 659 43 61

Traduit de Radio Blackout, 11 mars 2013.

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NoTAV [Italie] – Grande manifestation samedi 23 Mars à Suse

Un combat mené depuis 20 ans par la population de Val Susa pour devenir une lutte nationale et internationale contre ce projet inutile, couteux et destructeur de l’environnement.

Malgré la répression (procès, emprisonnements…) la désinformation médiatique des grands médias (la stampa, la répubblica, etc.) la résistance et la lutte sont toujours à l’ordre du jour, avec de nombreuses manifestations, occupations, rassemblements, réunions, campings et ce, malgré la répression opérée par un important dispositif policier permanent sur le site.

Venez nombreux soutenir une population en lutte pour son avenir et dire non à ce funeste Tav Lyon – Turin.

Grande manifestation contre le Tav Lyon-Turin. Samedi 23 Mars 2013 à 14h à la Piazza d’Armi à Susa

Image hébergée par servimg.com

Défend ton futur.

Une fois encore, nous vous invi­tons, toutes et tous à mani­fes­ter contre ce projet scé­lé­rat qui, avec le contexte actuel, l’avan­cée de la crise économique natio­nale et inter­na­tio­nale, devient tou­jours plus inu­tile et insou­te­na­ble, pas uni­que­ment pour notre ter­ri­toire, mais pour le Pays entier.

Nous vou­lons être clairs sur un point : ce projet, malgré le mar­tel­le­ment publi­ci­taire qui l’entoure, prend tou­jours eau de toute part et s’avère sur­tout être bal­loté entre les mains tem­pé­tueu­ses et plei­nes de fan­tai­sies des fans du TAV dont on connait tou­jours plus pro­fon­dé­ment la dis­po­ni­bi­lité des fonds des­ti­nés à sa réa­li­sa­tion.

En outre, le gou­ver­ne­ment et les sup­por­ters ne par­lent jamais de la source du finan­ce­ment néces­saire pour la ligne Turin-Lyon, exclu­si­ve­ment publi­que et obte­nue par des sommes sous­trai­tes aux autres sec­teurs pour être dépla­cées sur cette voie morte.

En effet, l’argent de nos impôts est l’unique source de finan­ce­ment exis­tante et uti­li­sée. Cela appa­rait comme étant encore plus injus­ti­fié car cela inter­vient dans un moment his­to­ri­que et signi­fie le dépla­ce­ment de sommes consi­dé­ra­bles d’argent public consa­cré à la santé, à l’école et aux ser­vi­ces sociaux et ce pour finan­cer ce qui cons­ti­tue désor­mais le nou­veau coffre-fort du sys­tème des partis.

De part son inu­ti­lité évidente, le Turin Lyon est devenu le sym­bole d’une poli­ti­que qui veut faire taire un mou­ve­ment popu­laire comme le NOTAV, résis­tant depuis plus de vingt ans en trou­vant de plus en plus de sou­tien à l’inté­rieur d’une société dans laquelle, la tor­peur quo­ti­dienne a été réveillée et qui vit en subis­sant tou­jours plus les sacri­fi­ces d’une poli­ti­que d’aus­té­rité à sens unique.

Contre nous il y n’a pas de cou­leur poli­ti­que, il y a des chœurs de cor­beaux qui croas­sent pour nous battre et nous faire taire, effrayés par la graine de la Vallée qui Résiste et se pro­page sur les autres ter­ri­toi­res et dans les autres com­mu­nau­tés. L’État se cons­ti­tue, de fait, partie civile contre nous, sans honte, en nous accu­sant et en nous empri­son­nant, avec le seul but de nous plier et de nous sous­traire à ce consen­te­ment que nous enten­dons pour­tant de plus en plus gran­dir autour de notre lutte. Dans des salles bunker, les juges nous deman­dent des dom­ma­ges incal­cu­la­bles qui sont autant de mesu­res aptes à limi­ter notre liberté de mou­ve­ment et qui sont le corol­laire d’une mili­ta­ri­sa­tion insup­por­ta­ble du ter­ri­toire, alliée de l’l’art du men­songe quo­ti­dien. C’est contre l’escro­que­rie du siècle, que nous appe­lons à la mobi­li­sa­tion, invi­tant tous ceux qui ont à cœur leur propre futur et celui de leurs enfants à par­ti­ci­per le 23 mars, à la mani­fes­ta­tion popu­laire qui par­tira de Susa et qui arri­vera a Bussoleno.

Le mou­ve­ment No Tav.

Sara Durà / Résistance

P.S : Hébergement assuré.

Des bus partiront de Lyon, Chimillin, Chambéry, St Jean de Maurienne.

contact/réservation olivier.cabanel@yahoo.fr 06 09 85 87 39

Publié par Rebellyon le 9 mars 2012.

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No TAV [Val de Suse] – 8 mars 2013. Vidéos

Vidéos de la manifestation des femmes NO TAV du 8 mars 2013 vers le chantier.

http://www.youreporter.it/video_NoTAV_-_8_marzo_notte_al_cantiere

http://www.youreporter.it/video_NoTAV_-_Bliz_della_Polizia_identificati_manifestanti

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