Prophéties, entourloupes et mauvaise foi : défendre le Lyon – Turin avec « La Transalpine ».

Un travail de communicant

L’association « La Transalpine » est le lobby des soutiens du Lyon-Turin, qui regroupe depuis 1991 grandes entreprises, élus et technocrates, avec pour seul objectif de faire avancer le plus vite possible ce grand projet mégalo.

Dans un e-mail de l’automne 2013, La Transalpine diffusait un document de 26 pages intitulé « Plateforme d’argumentaires et d’éléments de langage – chantier ferroviaire du Lyon – Turin » (1). Son but : fournir aux partisans du projet des réponses toutes faites à réciter aux médias ou aux sceptiques, afin de contrer les arguments des opposant.e.s qui deviennent un peu trop nombreux et solides. Le procédé est rôdé : que ce soit pour les nanotechnologies (2), les autoroutes (3) ou tout autre développement destructeur du capitalisme, on retrouve les même entourloupes fournies par des agences de com’ grassement payées.

Ce contre-argumentaire est signé Pierre-Jérôme Hénin : un communicant professionnel qui a travaillé entre autres comme directeur de publicité à RFI, journaliste chez « Voici » et « l’Essentiel du Management », directeur-conseil pour la communication institutionnelle et les affaires publiques chez Publicis Consultants, chargé de communication pour divers ministres et institutions, porte-parole adjoint de Nicolas Sarkozy en 2007, avant de fonder sa boîte de communication « media9 » en 2009. Pour nous manger le cerveau, il s’y connaît.

Saviez-vous que c’est l’argent public qui contribue à payer ce cher Pierre-Jérôme ? En effet, le Conseil Régional Rhône-Alpes finance depuis des années La Transalpine à hauteur de 113 000 euros par an, soit près d’un quart du budget de ce lobby pro-TAV, auxquels il faut ajouter la mise à disposition de locaux et d’un cadre territorial (4). Tout cela n’est finalement qu’un avant-goût de ce qu’est en réalité le Lyon – Turin : un détournement de dizaines de milliards d’euros publics, pour des intérêts privés.

Comme c’est pour nous un honneur qu’un communicant aussi chevronné se soit penché sur nos arguments, nous vous donnons ici une lecture approfondie de son travail. Voici donc quelques-uns des mensonges qui s’y enchaînent, suivant la règle éprouvée de « plus c’est gros, mieux ça passe ». On peut les regrouper en trois grandes catégories : prophéties, entourloupes, et mauvaise foi. Bienvenue au pays de la « novlangue » destinée à défendre l’indéfendable, y compris, si vous êtes un lobbyiste pressé, « le temps d’un trajet d’ascenseur ».

Les prophéties : demain, tout le monde prendra le train.

- Pour celles et ceux qui douteraient encore d’un avenir radieux, sachez qu’« un million de camions préféreront le train à la route. » (p.8) et que par conséquent « l’air respiré sera meilleur (700 000 tonnes de CO2 en moins) » (p.10). On se demande bien pourquoi, tant on sait que les logiques de développement du train et des camions avancent main dans la main. Le technocrate Patrice Raulin n’était-il pas récemment président de Lyon Turin Ferroviaire ET de la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus ?

- « [Le Lyon - Turin] facilitera le tourisme de montagne en rapprochant les stations de sports d’hiver de la clientèle française et étrangère » (p.7) qui « faute de LGV performante, n’ont d’autre choix que de prendre la route ou l’avion » (p. 20). Mais au fait, en sortant du TGV (et sous réserve que le train s’arrête en Maurienne), les nouveaux touristes ainsi attirés monteront-ils en vélo dans les grandes stations savoyardes ? Ajoutons que ces stations représentent un certain type de tourisme, huppé, énergivore et destructeur des milieux montagnards. Les vacances au ski des patrons européens sont-elles si importantes ?

- Pressons-nous tout de même de transpercer la montagne, car « les autres ne vont pas nous attendre, et ils ne nous attendent pas ». Palme d’or du bon sens et de la morale, l’argument massue de la compétition internationale semble être devenu le passage obligé de tout projet nuisible. Si nous ne perçons pas nous aussi notre grand tunnel, nous aurons l’air ridicules dans la grande guerre économique. Une logique implacable, d’autant que la privatisation des LGV européennes est prévue pour 2019. Travaux effectués avec l’argent public, bénéfices privés.

- Enfin, d’un énième coup de baguette magique, « les transports ferrés du quotidien seront plus performants (fréquence quotidienne et régularité des services TER grâce au report du fret et tgv vers la ligne nouvelle) » (p.10). Cela constituerait donc une notable exception puisqu’on sait que jusqu’à présent toutes les lignes à grande vitesse ont eu pour effet de désertifier les territoires traversés. C’est ce qu’on appelle l’« effet tunnel », qui porte si bien son nom.

Les entourloupes : un projet écologique et peu coûteux.

- Eternel.le.s insatisfait.e.s, soyez rassuré.e.s : le Lyon – Turin est avant tout un projet qui vise « la sauvegarde de l’environnement » (p.19). Il va même « dans le sens de la relocalisation des économies » (p.16). Pour rappel, ce projet nous est aussi vendu comme faisant partie intégrante du « corridor 5 », ce grand couloir de transport de marchandises qui relie… Lisbonne (Portugal) à Kiev (Ukraine). Drôle de relocalisation.

- L’écologie appliquée : « capter les flux de marchandises », « développement industriel », « défi », « compétitivité », « concurrentiel », « performance », « investissement », « nos entreprises » sont les termes qui reviennent le plus souvent. On se croirait à l’université d’été du Medef. Mais faites-leur confiance, « l’air respiré sera meilleur » (p.10).

- On apprend enfin que le Lyon – Turin n’est « pas un TGV », mais « une ligne à grande vitesse qui servira à 80 % aux transports de marchandises » (p.20). Hum, un TGV, donc. De toutes façons, quelle différence pour les riverains qui subiront 20 ans de travaux et pour un environnement à jamais dévasté ? Le volet « marchandises » du projet n’a d’ailleurs été ajouté qu’en cours de route, apportant une bonne couche de vernis écologique malodorant.

- Au coût exorbitant du projet dans sa globalité avancé par les opposants et la Cour des comptes (26 milliards d’euros actuellement) pour souligner l’inanité d’une telle dépense, on peut opposer que « le coût du tunnel pour le France sera de 2,1 milliards sur 10 ans ». Fort bien. Les camarades italien.ne.s rappellent à toute fin utile qu’1km de Lyon – Turin équivaut à la construction de 1000 logements sociaux. Mais ce projet serait gratuit que nous n’en voudrions pas non plus.

La mauvaise foi : ridiculiser les opposant.e.s.

- Esprits obtus, sachez-le : le Lyon – Turin n’est pas un projet imposé. Regardez en Italie, où « une vaste procédure (…) a permis d’aplanir nombre de malentendus. ». Pas un mot sur le mouvement de lutte massif qui anime le Val Susa depuis 20 ans, les manifestations de dizaines de milliers de personnes, ni sur la répression féroce que subit le mouvement NO TAV en Italie (occupation militaire, violences policières, emprisonnements…).

- Les opposant.e.s sont comme d’habitude divisé.e.s en deux catégories. Les gentils : « Les recours contre les Déclarations d’Utilité Publique constituent une pratique régulière et classique. » Et les méchants : « C’est en tout cas mieux que de pratiquer la violence en caillassant les ouvriers et en incendiant les baraques de chantier. »(p.24). Pourtant, les plus violents dans le Val Susa, ce sont bien les policiers : de nombreuses photos et vidéos les montrent en train de jeter des pierres sur les manifestant.e.s depuis un viaduc ou de leur tirer des grenades lacrymogènes à tir tendu et à hauteur de visage, sans parler des passages à tabac et attouchements sexuels sur les interpellées.

- Enfin, si on ne construit pas le Lyon – Turin, « la ligne existante et le contournement de Chambéry seraient vité saturés ; sans compter l’augmentation des nuisances sonores pour les riverains. Est-ce cela que souhaitent les opposants ? ». Ah, on nous convoque ! Si nous voulons l’abandon pur et simple du Lyon – Turin, ce n’est évidemment pas pour allonger « le terrible bilan » des accidents de la route, en ricanant depuis le bas-côté, un couteau entre les dents. C’est justement parce nous sommes contre les nuisances propres au développement économique, quelles qu’elles soient et où qu’elles soient, et leur suppression à la source, que nous nous battons contre le Lyon – Turin.

Conclusion

Soyons tout de même bons joueurs ; nous avons quelques points d’accord avec Pierre-Jérôme Hénin. « Plus qu’une voie de chemin de fer, [le Lyon -Turin] constitue un véritable projet de société. » (p.5). C’est tout à fait vrai. Ce projet de société, c’est un monde dévasté, saturé de marchandises et de gens pressés, où tout doit aller vite, un monde incompréhensible, qui n’a pas de sens. Ce monde mortifère auquel le mouvement NO TAV s’oppose, La Transalpine le voit comme une simple source de profits à ne pas louper. Alors, certes, « l’argumentation actuelle des partisans du Lyon – Turin est trop technique et pas assez politique » (p.3). Défendre la logique du Lyon – Turin, c’est défendre une société invivable. Le « non » des opposant.e.s français.e.s et italien.ne.s n’est pas un « malentendu » à « aplanir » à coups de matraques et de communication, mais la lutte déterminée pour une société juste et souhaitable. L’omni-communicant Pierre-Jérôme Hénin, après s’être accordé « un petit tour du monde qui a duré neuf mois » (5) en famille, nous déclare : « maintenant il y a ceux qui commentent et ceux qui agissent ». Les comités NO TAV, en France comme en Italie, n’ont d’autre choix que de continuer leur travail de contre-information et de mobilisation.

Bloquons le tour du monde des puissants. Défendons notre futur.

Comité NO TAV Chambéry

(1) Nous tenons ce document à disposition des lecteurs et lectrices les plus motivé-e-s sur notre site internet http://www.notav-savoie.org/

(2) http://www.nanomonde.org/Exclusif-La-liste-des-questions

(3) http://grenoble.indymedia.org/2013-02-13-Vous-aussi-imposez-votre-grand

(4) https://fr-fr.facebook.com/rhonealpes.elusecologistes/posts/736818333013378?stream_ref=10

(5) http://www.pjhenin.com

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[Lyon] Soirée No-Tav le 12 avril 2014

Soirée de soutien à Claudio, Chiara, Niccolo, et Mattia, activistes No-Tav incarcérés depuis plusieurs semaines en Italie sous accusation « d’activité à visée terroriste ».

Dans un squat lyon­nais, à partir de 18h (pour connaî­tre l’adresse du squat, envoyer sim­ple­ment un mail à : capar­ta­noreply@noblogs.org).

Programmation :

18h00 : ouver­ture des portes avec un repas à prix libre ainsi qu’une pro­jec­tion du docu­men­taire « Draquila, L’Italie qui trem­ble » de Sabina Guzanti. Partant de la catas­tro­phe que fut le trem­ble­ment de terre ayant eu lieu à L’Aquila en 2009, ce docu­men­taire est une enquête sur la poli­ti­que de ges­tion de cet événement par la Protezione Civile dépeinte comme un « bras de l’état » opé­rant au-dessus des lois et ten­tant, par ce biais, de deve­nir une société privée par actions.

Vers 21H00 : Concert (prix libre) à toute vitesse avec Panika (ska-punk), Renaut c’est mort (reprise punk de Renaut), La Boucle (Hip-hop, human beat­box), Steven Marcato (Italo Disco), L’ombre de la route (New wave expé­ri­men­tal) + guest elec­tro.

Et sinon sur place : info-kios­que, chill out, bar à cock­tails, et peut-être même des frites et des crêpes…

Le mou­ve­ment No-Tav : le point où nous en sommes

Pour les quel­ques un-e-s qui ne le savent pas encore, la lutte No-Tav repré­sente toutes les formes d’oppo­si­tions à l’édification d’un nou­veau réseau ferré à grande vitesse entre Lyon et Turin. Il ne s’agit pas d’une nou­velle lubie des pou­voirs euro­péens puis­que la logi­que d’inter-connec­ter toutes les gran­des métro­po­les euro­péenne entre elles, par le biais du TGV date de plus de 5O ans. Nous pou­vons tous le cons­ta­ter, la métro­pole étend ses ten­ta­cu­les sur l’ensem­ble des ter­ri­toi­res, des villes jusqu’aux cam­pa­gnes. Tout devient amé­na­ge­ment et restruc­tu­ra­tion de l’espace, avec comme étendard le pro­grès et la démo­cra­tie, censés nous garan­tir la légi­ti­mité et le bien-fondé des pro­jets.

Heureusement que l’on ne se laisse pas apla­tir par le rou­leau com­pres­seur, que la lutte s’orga­nise, et que la vie reprend le dessus.

La vallée de Susa, dans la région du Piemont coté ita­lien abrite depuis une ving­taine d’années le cœur de la contes­ta­tion contre le TGV. La joie et la force de la lutte ont conta­miné les habi­tants de la vallée, empor­tant avec elles de nom­breux triom­phes, par­fois célè­bres, comme la reprise du chan­tier de Vénaus en 2005, mais également des vic­toi­res du quo­ti­dien, aux grées des ren­contres, des moments de vies, des assem­blées, des repas, ou des cam­pings d’été.

Le sen­ti­ment que la défaite contre le train est impos­si­ble flotte dans cette vallée, comme si la pro­messe de ne jamais lâcher, et de rester en lutte ensem­ble, garan­tis­sait une vic­toire éternelle.

Bien que cette lutte prenne son essence dans la défense d’un ter­ri­toire, la vallée de Susa, a également su conta­mi­ner toute l’Italie. Partant d’une lutte locale s’oppo­sant à un projet bien par­ti­cu­lier, le mou­ve­ment No-Tav voit plus loin en s’atta­quant à la légi­ti­mité des pou­voirs publics, des inté­rêts privés des gran­des entre­pri­ses, de la Mafia, la police, la crise… En bref, un sys­tème qui nous écrase, impli­quant des vies sur les­quel­les nous n’avons plus for­cé­ment prises.

En outre, le mou­ve­ment a su com­pren­dre en son sein la mul­ti­tude des formes de luttes, du sit-in sur des auto­rou­tes, en pas­sant par des pic-nics dans les vignes, jusqu’aux atta­ques et sabo­ta­ges du chan­tier.

Et c’est cela que les pou­voirs crai­gnent le plus, une lutte popu­laire qui porte en elle des per­cep­ti­ves révo­lu­tion­nai­res. A cela l’État ita­lien répond par une san­glante répres­sion, aux mesu­res de poli­ces et de jus­ti­ces excep­tion­nel­les. Il use également d’une stra­té­gie média­ti­que désor­mais lar­ge­ment connue qui consiste à tenter de divi­ser le mou­ve­ment en créant la figure du gentil oppo­sant contre celle du « cas­seur ». Tentative de neu­tra­li­sa­tion que la lutte a tou­jours réussi à faire voler en éclat, sym­bo­lisé par le désor­mais célè­bre slogan : « Siamo tutti black block ».

Au fur et à mesure des années, les Notav doi­vent faire face aux nom­breu­ses peines de prison fermes, aux assi­gna­tions à domi­cile, inter­dic­tions de séjour dans la vallée, voire d’Italie pour les étrangers, des amen­des et frais de jus­ti­ces, sans comp­ter la Digos (police poli­ti­que ita­lienne par­ti­cu­liè­re­ment balaise en ren­sei­gne­ment) cons­tam­ment sur le dos des mili­tants. Cela ne suf­fi­sant pas à calmer la déter­mi­na­tion des No-Tav, l’État ita­lien, dis­pose d’une arme lourde dont il n’hésite pas à faire usage : « les mesu­res anti-ter­ro­ris­tes ». Déjà le 5 mars 1998, Silvano Pelissero, Edoardo Massari dit “Baleno” et María Soledad Rosas dite “Sole”, sont arrê­tés et incar­cé­rés à la prison de Turin des Valettes sur­nom­mée le « Bunker ». Ils sont accu­sés d’acti­vi­tés sub­ver­si­ves à visées ter­ro­ris­tes pour avoir pré­ten­du­ment sabo­ter des engins de chan­tier du Tav. La prison dans laquelle ils sont déte­nus n’est pas sans his­toire puis­que c’est celle cons­truite dans le but d’enfer­mer et de juger (car la prison est dotée d’un tri­bu­nal interne) les grou­pes armés révo­lu­tion­nai­res des années 70 ainsi que les grands mafieux ita­liens des années 90. Depuis elle ne fut plus uti­li­sée jusqu’aux incar­cé­ra­tions des Notav. Quelques jours plus tard, Baleno se sui­cide le 28 mars 1998 dans sa cel­lule. Le 11 juillet de la même année, son amie Sole se sui­cide à son tour. Alors que les pro­cu­reurs décla­rent qu’il y a des preu­ves irré­fu­ta­bles de culpa­bi­lité au moment des arres­ta­tions, ils seront acquit­tés a leur procès, à titre pos­thume.

Aujourd’hui la répres­sion anti No-Tav ne fai­blit pas et c’est au tour de Chiara, Mattia, Niccolò et Claudio , de se manger les mesu­res anti-ter­ro­riste lors des arres­ta­tions du 9 décem­bre 2013. On leur repro­che d’avoir dans la nuit du 13 au 14 mai, avec une tren­taine de per­son­nes, par­ti­cipé à une atta­que du chan­tier entraî­nant du sabo­tage de machine. Ces accu­sa­tions, qui enlè­vent la pos­si­bi­lité d’obte­nir des mesu­res d’amé­na­ge­ment de peine, impli­quent un temps de prison pré­ven­tive très long, et elles mena­cent de se trans­for­mer en condam­na­tions qui pour­raient dépas­ser les 20 ans de prison si les chefs d’inculpa­tion devaient rester les mêmes lors du procès. Tout d’abord incar­cé­rés dans le « Bunker » de Turin, ils furent trans­fé­rés à Rome (pour Chiarra), Alessandria (pour Mattia et Niccolo), et Ferrara (pour Claudio). Le choix de ces trois prison n’est pas un hasard puisqu’il s’agit de pri­sons de haute sécu­rité.

Aujourd’hui la lutte Notav s’étend donc jusque dans les pri­sons, face à l’achar­ne­ment de l’Etat ita­lien à défen­dre jusqu’à la mort son projet. Les avo­cats et les frais de jus­tice sont très coû­teux c’est pour cela que le mou­ve­ment a mis en place une caisse de soli­da­rité No-Tav pour les arrê­tés de la lutte No-Tav. Son fonc­tion­ne­ment est simple :

Les béné­fi­ces de la soirée du samedi 12 avril iront à cette caisse. Si vous dési­rez sou­te­nir les inculpés direc­te­ment voici les coor­don­nées ban­cai­res de la caisse de soli­da­rité :

Intestazione : FRANCESCA CAMICIOTTOLI IBAN : IT27A0316901600CC0010722513 BIC/SWIFT:INGDITM1

En outre si vous sou­hai­tez appor­ter un sou­tient moral aux incar­cé­rés vous pouvez leur écrire aux adres­ses sui­van­tes :

• Chiara Zenobi : Casa Circondariale Rebibbia vaia Bartolo Longo, 92 00156 *Roma*/ • Claudio Alberto : Casa Circondariale Via Arginone, 327 44122 *Ferrara*/

• Mattia Zanotti et Niccolò Blasi : Casa di Reclusione Via Casale San Michele, 50 15100 *Alessandria*/

Les actions qui don­nent lieu à la cri­mi­na­li­sa­tion des Notav font partie pre­nante du mou­ve­ment et sont assu­mées comme telles. Parce qu’elles sont prises dans un quo­ti­dien en résis­tance qui conti­nue à ryth­mer la vie dans la vallée. Parce que cela fait long­temps que beau­coup de monde là-bas admet l’effi­ca­cité d’actions telles que les sabo­ta­ges et les actions direc­tes.

Voyons nous samedi pour en parler d’avan­tage, pour manger ensem­ble et danser, pour réchauf­fer l’atmo­sphère, réchauf­fer ce même air que l’on peut encore res­pi­rer à l’inté­rieur comme à l’exté­rieur, et qui attise sans aucun doute les incen­dies à venir.

A sara dura !

Texte publié sur Rebellyon.info le 8 avril 2014.

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pour notre camarade Guccio….

1900063_744315198952377_478518085_nLettres de ses ami/e/s, camarades proches…

« Sì come colui che leggerissimo era».
24 février 2014

« Oui à ce qui, comme lui, est absolument léger »
Guccio a pris une décision. Il a décidé de s’en aller. Solitairement. Nous laissant là, encore plus seuls. Nous respectons avec douleur cette décision qui est la sienne et nous le saluons avec amour. Nous trouverons le moyen, encore une fois, de nous imprégner de sa force, force de vie qu’il nous plait de considérer comme un cadeau, incompréhensible, qu’il remet entre nos mains… à lui ! à nous !

Camarades
C’est ça qui est arrivé. A cela, il n’y pas de pourquoi, il n’y a pas d’explications, il y a – exclusivement – un choix. Dimanche soir c’était la fête, celle de l’anniversaire de l’ouverture de la « Pizzeria » de Milan, et samedi il y avait eu cette belle manif No TAV. Guccio n’en était pas dimanche à la fête… il était déjà parti. Il a laissé deux lettres posées sur son lit : une à ses camarades, et une à sa famille… deux lettres qui en disent peu, en réalité, et dont on échoue à dégager une intention.
Il dit aux camarades de ne pas imiter son geste… il dit qu’il part pour un long voyage. Quand ces lettres ont été trouvées, on a cherché Guccio partout, à la gare, autour de chez lui… mais on ne savait pas où il pouvait être allé.
Lundi matin, son père a appelé : la police des chemins de fer avait vu un jeune homme se jeter sous un train, aux environs de Casale Monteferrato (où Guccio avait ses deux grand mères, qui le nourrissaient souvent)… et il y avait, dans sa poche, les papiers de Guccio.
Une chose est certaine : à côté de Casal Monteferrato, il va y avoir une fête énorme, indicible, pour saluer l’existence de Guccio!

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22 février : rues No Tav contre inquisiteurs demokratiques

romaUne extraordinaire journée de lutte et mobilisation a animé l’Italie en ce samedi 22 février pour s’opposer à la criminalisation des luttes sociales et demander la libération immédiate de Chiara, Claudio, Niccolò et Mattia et des autres camarades qui subissent des mesures de restriction de liberté. Camarades du mouvement No Tav mais également des autres luttes touchées ces dernières semaines par des opérations judiciaires très « créatives », comme le Movimento di lotta per la casa (Mouvement de lutte pour la maison) de Rome et les Precari Bros (précaires) de Naples.

« Terrorisme », « vol à main armée », « extorsion » … la langue fourchue du pouvoir remanie le langage pour légitimer et  poursuivre la dévastation des territoires. Les milliers de personnes descendues dans la rue aujourd’hui ont démontré qu’une part consistante du pays n’accepte pas d’être bâillonnée par une presse qui voudrait parler à sa place.

chiomonte23000 personnes à Chiomonte ont assumé leurs responsabilités au cri de « Nous sommes tous des terroristes », en insistant sur la différence entre le sabotage d’un projet dévastateur et le terrorisme de ceux qui persécutent toutes les résistances et au sens propre du terme diffusent terreur au sein des populations. La voix off du journal télévisé de Rai 3 doit bien admettre que personne ni à Turin, ni à Chiomonte est disposé à prendre ces distances de ce qui est considéré par toutes et tous comme des actes de résistance légitimes..

A Turin le rassemblement le plus important : 5000 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville escorté par un imposant dispositif d’unités anti-sommosa (équivalent des CRS) mobilisées pour protéger les objectifs dits sensibles : la gare de Porta Nuova et le siège de LTF (Lyon-Turin Ferroviaire). La presse tente de minimiser la mobilisation en parlant de torino2000 personnes à Chiomonte et un millier à Turin (alors que la tête de la manifestation tournait déjà rue Madama Cristina tandis que la queue était toujours place Castello). Le problème est clairement politique et il est difficile d’admettre qu’aujourd’hui le mouvement No tav, dans la ville de Chiamparino et Agnelli, mobilise plus et mieux que tous les partis ou syndicats. L’hétérogénéité de la composition du cortège été particulièrement frappante : parents et poussettes, jeunes et moins jeunes, multiples collectifs politiques et personnes sans appartenance politique, hommes et femmes. Tou* conscients que le procès contre Chiara, Niccolò, Mattia et Claudio met en jeu les possibilités futurs de résister et se battre pour une vie qui vaut la peine d’être vécue.

Les manifestations et initiatives ont été nombreuses et participées dans toute l’Italie.

terzo valico2A Pozzolo, en Val Scrivia, 500 personnes du mouvement No Tav Terzo Valico ont arraché des kilomètres de grillage autour du chantier en construction, tandis qu’une centaine manifestait à Gênes.

A Rome, la journée de solidarité croisait la mémoire de l’antifasciste Valerio Verbano et de sa mère, précieuse gardienne d’une mémoire sociale antifasciste dans la ville de Rome. De milliers de personnes ont traversé le quartier de Tufello.

tav un buco nero-roma

Ils étaient nombreux à Naples, pour crier à nouveaux leur soutien aux 10 chômeurs arrêtés la semaine dernière.

milanDiverses milliers de personnes aussi à Milan, une manifestation qui s’est conclu aux portes de l’Expo en s’attaquant aux banques et portails qui clôture la plus grande aire séquestré d’Italie afin d’assurer un nouveau gaspillage payé par les caisses publiques et touchant le territoire.

bohA Modena les comités qui luttent contre la gestion PD-ina (de centre gauche) du post-tremblement de terre sont descendus dans la rue.

A Mestre, le péage autoroutier a été levé pour dénoncer le gaspillage de ressources publiques et donner des pistes de résistance à la crise.

Plus de 300 personnes à Pise dans un rassemblement qui liait la solidarité à la Valle di Susa avec la bataille pour le droit à un revenu et à la dignité. Ils étaient tout autant à Florence.

A Caltanisetta, plus de 500 personnes se sont réunis à l’appel des No Muos.

Ils étaient aussi des centaines à Bari, à Brescia, à Livourne, et dans les autres villes du Piémont, de la Vénétie et de la Toscane.

Il n’y a pas encore d’estimations exactes de la participation à cette journée, mais les initiatives ont été très nombreuses. Sans oublier le rassemblement à Athènes en solidarité No Tav et la grande manifestation nationale à Nantes contre l’aéroport Notre -Dame-des-Landes.

Texte publié sur Comité No TAV Paris

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[Paris No TAV] Concert en solidarité avec les inculpé.e.s du 9 décembre de la lutte No TAV

LE SAMEDI 15 MARS 2014, au squat Le Transfo, 57 avenue de la république,
Bagnolet (métro Galliéni)

18h discussion
20h Concert Bouffe Tombola

Prix Libre
notavtransfo
Le 9 décembre dernier quatre compagnons ont été arrêtés à Turin et à Milan. Ils sont accusés d’avoir participé à une attaque incendiaire du chantier de la TAV (TGV italien) en Val Susa. Ils ont été incarcérés pour acte terroriste avec des engins mortels ou explosifs, détention d’armes de guerre et destruction. Sous de telles accusations la détention préventive peut-être longue. Ils passeront en procès le 14 mai. L’argent récolté au concert servira à leur envoyer des mandats et à les soutenir financièrement face à une procédure coûteuse. La discussion avant le concert sera l’occasion de revenir sur les derniers événements et sur des années de lutte contre la TAV en Val Susa et ailleurs, à laquelle beaucoup de personnes de ce côté-ci des Alpes se sont intéressées et ont participé.

Le terroriste c’est l’Etat !
Liberté pour Chiara, Claudio, Niccolò, Mattia !
Liberté pour tou-te-s !

———————————-
Le Transfo est un espace occupé depuis novembre 2012.
De nombreuses activités s’y déroulent, inscrites dans la lutte et
l’ouverture. Tous les événements y sont gratuits ou à prix libre. Une
partie du Transfo est déjà expulsable tandis que d’autres sont encore en
procédures.
Il veulent nous expulser, on se laissera pas faire !

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[No TAV Paris] Repas de soutien à la Cantine des Pyrénées

Polenta NO TAV
Repas de soutien à la Cantine des Pyrénées

8 mars 2014 – 331 rue des Pyrénées – Métro Jourdain

8mars2014

SOUTIENT LA RÉSISTANCE EN VALLE DI SUSA!

Environ 600 inculpés, plus d’un millier d’accusés, des dizaines de personnes soumises à des régimes de restriction de liberté, des fogli di via (interdictions d’accès à un territoire) que l’on n’arrive même plus à compter, un maxi procès contre 53 No Tav dans une salle de tribunal-bunker, une criminalisation médiatique quotidienne, c’est dans ce climat d’acharnement contre le mouvement No Tav que la manifestation du 16 novembre 2013 avait rappelé à toutes et tous l’unité et la force de la lutte en rassemblant 40 000 personnes à Susa. Trois semaines plus tard, le 9 décembre, 4 No Tav sont arrêtés et incarcérés avec le chef d’accusation “d’attentat à finalité terroriste”. Ils sont en fait accusés d’avoir participé à une manifestation nocturne au chantier de la
Clarea entre le 13 et le 14 mai 2013 durant laquelle de l’outillage à été endommagé. Une promenade nocturne parmi tant d’autres.

Alors que les 4 No Tav incarcérés subissent l’isolement (pour Claudio), des réductions du temps de promenade et interdiction de communication (pour Niccolò e Mattia), des retards et censure de courrier, l’interdiction de visites, et ont été récemment séparés sur différentes maisons d’arrêt, la répression judiciaire continue sur d’autres fronts.
Procès pour diffamation, chefs d’accusation contre des mineurs, et dernière nouveauté, les amendes rédhibitoires : 3 No Tav ont été condamnés à payer une amende de 214 000€ sans délai à LTF pour un blocage en 2010. Là où les arrestations et mesures de restriction de liberté ne fonctionnent pas, le pouvoir tente de détruire la lutte en tapant au portefeuille.

Le mouvement No Tav continue à revendiquer le droit à la résistance par tous les moyens : du sabotage et dégradation de matériel, aux pratiques de dérangement des militaires présents en Val de Suse, à la préparation des listes civiques No Tav pour les élections communales de ce printemps.

CONTRE LA CRIMINALISATION DE NOS MOUVENMENTS SOCIAUX ET TERRITORIAUX
CONTRE L’UTILISATION DU CHEF D’ACCUSATION DE TERRORISME POUR QUELCONQUE FORME DE RESISTANCE
PARCE QUE LA LIBERTÉ SE GAGNE PAR LA LUTTE

*CHIARA, CLAUDIO, MATTIA ET NICCOLO’ LIBRES!*

Comité Notav Paris

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Samedi 22 février 2014 à Chambéry

Journée d’action internationale contre le déménagement du territoire

dès 10h : rendez-vous aux jardins de la Cassine (menacés par un projet de
quartier d’affaires en lien avec la nouvelle gare et le Lyon-Turin) pour faire
un inventaire des travaux de jardins pour la nouvelle saison, redéfinir les
parcelles (il y en a des nouvelles).
12h30 : repas partagé sur place
14h30 : si suffisamment de personnes, manif en ville pour informer les
habitants et les passants de l’inutilité de certains projets (NDDL, centre
d’affaires de la Cassine, pont Gambetta… et TGV Lyon-Turin !)

Rejoignez-nous ! Défendons notre futur !

Comité NO TAV Chambéry

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Lyon : une boutique SNCF attaquée en solidarité aux No TAV

Dans la nuit de dimanche 09 à Lundi 10 février 2014, notre rage contre la ligne TGV Lyon-Turin et son monde s’est exprimé par plusieurs impacts sur les vitrines de la boutique SNCF de la rue des Frères Lumières à Lyon.

Un tag « NO TAV, liberté pour toutes et tous » laissé sur le mur à coté est venu rappelé toute notre solidarité et notre soutien pour Claudio, Chiara, Mattia et Niccolo. Qu’ils-elles soient coupables ou non, cela ne nous intéresse pas. Nous les voulons libres. Tout de suite.

Lu sur : Indymedia Nantes

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Appel à mobilisation et occupation contre le barrage de Sivens, pour la sauvegarde de la zone humide du Testet

sauvegardezonehumideAppel à mobilisation, occupation, réoccupation et actions décentralisées contre le barrage de Sivens, pour la sauvegarde de la zone humide du Testet

La magnifique vallée du Tescou est menacée par un projet de barrage. En bordure de la forêt de Sivens à 10 Km de Gaillac (Tarn), c’est 35 hectares de zone humide, forêt et bouilles* qui doivent être noyées pour satisfaire les besoins de l’économie capitaliste : un gros chantier pour une grosse entreprise (la CACG) et de l’eau à profusion pour favoriser l’agriculture intensive. 18 hectares classés «zone humide» sont concernés, ainsi que de la forêt. Parmi les nombreux animaux sauvages qui y vivent, on compte une centaine d’espèces  « protégées » dont cinq menacées.

Le projet est financé intégralement par des fonds publics (dans les 10 millions d’euros) et doit servir uniquement des intérêts privés. Il a été mené en contournant les lois trop contraignantes et en jouant sur les chiffres pour fausser les dossiers. Les alternatives proposées ont été occultées par les politiques qui ont scrupuleusement suivi les consignes de leurs amis affairistes en leur apportant une caution démocratique.

Depuis le mois de novembre, nous avons déjà bloqué plusieurs tentatives de “déplacements d’espèces” et les opérations d’une équipe de géomètres. Le projet est peu connu par la population locale qui n’a presque pas été informée, mais le potentiel de soutien est grand. Un gros travail de communication reste à faire. Nous occupions depuis le 23 octobre 2013, une ancienne ferme à l’abandon, la Métairie Neuve, jusqu’à ce qu’elle soit saccagée par une vingtaine d’individus cagoulés le 23 janvier. Les 25 et 26 du même mois, une cabane et un campement étaient collectivements reconstruits sur un autre terrain, la “Bouillonnante”, situé sur la “Zone à Défendre” proprement dite.

Une procédure judiciaire a abouti à une ordonnance d’expulsion pour le terrain occupé, sans qu’aucun huissier ne se soit présenté, ni que personne ne nous ait prévenu officiellement. On nous réserve donc une expulsion “surprise”. Les promoteurs du projet sont tenus par des délais très serrés (arrêtés préfectoraux et conditions des financements européens). Nous nous attendons donc à une expulsion imminente et à une accélération des opérations. Nous sommes à une période charnière du projet et les semaines à venir seront décisives.

En cas d’expulsion, nous appelons touTEs les individuEs, comités, collectifs et autres forces de résistance à organiser des actions décentralisées auprès des entreprises et institutions porteurs du projet: CACG, Adour Garonne, conseils généraux du Tarn et du Tarn et Garonne, ou auprès des représentations locales des institutions ayants pris partie dans le projet: préfectures (état), DREAL (ministère de l’écologie), communanuté européenne.

Dans tous les cas et dès maintenant, le collectif « Tant qu’il y aura des bouilles » appelle celles et ceux qui refusent ce monde à venir occuper, construire, reconstruire et habiter la zone pour bloquer ce projet jusqu’à son annulation ! Notre résistance est dynamique et créative, nous luttons contre un système, des idées et des pratiques, mais dans aucun cas contre des individus.

Copains d’ici et d’ailleurs, amiEs bâtisseuses et bâtisseurs de nouveaux mondes, rejoignez-nous au plus vite ! Les courtes visites sont appréciées autant que les longs séjours! Une victoire sur un grand projet nuisible est à notre portée!

http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com; coll...@riseup.net

*bouilles: terres ou prairies humides sans valeur financière

télécharger l’appel en .pdf

télécharger l’appel illustré en version tract en .pdf

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Appel des familles des no-tav accusés de terrorisme.

Appel des familles de Chiara, Claudio, Mattia et Niccolò

Ces dernières semaines, vous avez entendu parler d’eux. Ce sont les personnes arrêtées le 9 décembre sous l’accusation, qui reste tout à démontrer, d’avoir participé à l’assaut du chantier du TAV de Chiomonte. Au cours de cette action, un compresseur a été endommagé, il n’y a pas eu un seul blessé. Mais l’accusation est de terrorisme parce que “dans ce contexte” et avec leurs actions présumées, ils “auraient pu” créer la panique dans la population et un grave dommage au pays. Lequel? Un dommage contre l’image du pays. Nous répétons: contre l’image. L’accusation s’appuie sur la potentialité de ces comportements, mais comme il n’existe pas dans notre ordre juridique le délit de terrorisme involontaire, l’imputation est celle de terrorisme véritable et volontaire. Celui, pour se comprendre, auquel court instantanément la mémoire de tout le monde: les massacres des années 70 et 80, les bombes sur les trains et dans les rues et, récemment, dans des aéroports, des métros, des gratte-ciels. Le terrorisme contre des personnes qui tuait, qui, précisément, terrorisait la population entière. Au contraire, nos enfants, nos frères, nos soeurs, ont toujours eu du respect pour la vie des autres. Ce sont des personnes généreuses, elles ont des idées, elles veulent un monde meilleur pour tous. Ils se sont battus contre toute forme de racisme en dénonçant les horreurs dans les centres de rétention avant même que les organes de presse et l’opinion publique ne les découvre. Ils ont créé des espaces et des moments de débat. Ils ont choisi de défendre la vie d’un territoire, pas d’en terroriser la population. Tous les habitants de la Vallée de Susa vous le diront, comme ils continuent à le faire à travers leurs sites.Et c’est cette population là, peut-être, qui serait terrorisée? Et un compresseur incendié peut-il créer un grave dommage au pays?
Les personnes arrêtées sont en train de payer pour un pays en crise de crédibilité. Et alors, voilà qu’ils deviennent à l’improviste des terroristes pour dommage à l’image avec les mêmes peines, très lourdes, pour qui a tué, qui voulait tuer. C’est un passage inacceptable dans une démocratie. Si ces thèses devaient l’emporter, quiconque contestera un choix fait en haut lieu pourrait être accusé des mêmes choses parce que, en théorie, il pourrait mettre la pays sous un mauvais jour, il pourrait être accusé de provoquer, potentiellement, un dommage à l’image. C’est la liberté de tous qui est en danger. Et ce n’est pas une liberté à considérer comme acquise une fois pour toutes.
Pour le délit de terrorisme, il n’est pas prévu d’arrêts domiciliaires mais la détention sous le régime de la haute sécurité qui comporte l’isolement, deux heures de promenade par jour, quatre heures de parloir par mois. Les lettres sont toutes contrôlées, envoyées au parquet, versées au dossier, elles leur arrivent et nous arrivent avec une extrême lenteur, ou bien n’arrivent pas du tout. Maintenant, ils sont tous été transférés dans une prison de Haute Sécurité, loin de leur ville d’origine. Une distance qui les sépare encore plus de l’affection de leurs familles de leurs proches, avec d’incompréhensibles vexations supplémentaires comme la suspension des parloirs, l’interdiction de rencontres et dans certains cas, l’isolement total. Tout cela avant même le procès parce qu’ils sont “dangereux” grâce à une interprétation judiciaire qui ne trouve aucun élément probant dans les faits.

Cette lettre s’adresse:
Aux journaux, aux tv, aux mass médias, pour qu’ils retrouvent leur devoir d’informer, pour qu’ils évaluent tous les aspects, pour qu’ils se découvrent le courage de s’indigner devant le paradoxe d’une personne qui risque une condamnation très dure non pour avoir tuer mais parce que, selon l’accusation, elle aurait endommagé une machine ou aurait été présente au moment des faits.
Aux intellectuels, pour qu’ils fassent entendre leur voix. Pour qu’ils agissent avant que notre pays deviennent un lieu invisible où ceux qui s’opposent, ceux qui pensent qu’un grand projet doive servir aux citoyens et non pas rafler quelques sous à l’UE, ceux-là soient considérés comme une richesse et non pas comme des terroristes. À la société toute entière et en particulier aux familles comme les nôtres qui élèvent avec beaucoup de préoccupations et de peine leurs enfants dans ce pays, en leur apprenant à ne pas détourner le regard, à rester proche de ceux qui sont dans le juste et qui ont besoin de nous.
Merci.
Les familles de Chiara, Claudio, Mattia e Niccolò

(traduction de Serge Quadruppani, Les Contrées Magnifiques)

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[No TAV] Lettre de Niccolo depuis la prison de Turin

LETTRE DE NICCOLO DEPUIS LA PRISON DE TURIN

Turin, 22 janvier 2014, prison des Vallette

J’écris à tous les compagnons de lutte, aux NoTAV des vallées et des villes, à ces jeunes voyous exalté-e-s qui en février 2012 envahissaient l’A32 et à celles et ceux, moins jeunes, qui en 2005 déjà se frayaient un chemin à coups de bâtons à l’intérieur des grilles du chantier. Je vous écris pour abattre la distance qui nous sépare aujourd’hui, pour faire que ce moment se transforme en une occasion de continuer à mieux nous connaître, pour lancer et recevoir des points de réflexions.

Quand j’habitais encore à Pesaro, avant de déménager à Turin, j’entendais les parents de mes camarades d’école parler de grande vitesse et de NoTAV. Les bien-pensants disaient qu’il ne s’agissait que de “4 montagnards”, et que ceux-ci n’allaient pas durer bien longtemps. Arrivé à dix-huit ans dans la capitale piémontaise, je compris que les comptes ne changeaient pas : en 2010, je me suis rapproché de la Val di Susa, rendu curieux par les récits qui m’en arrivaient depuis les /presidi /[endroits physiques, occupés ou non, où se retrouvent les NoTAV et autour desquels s'organise la lutte : chalets, campements, etc..., NdT] et des nuits sans sommeil à attendre l’arrivée des pelleteuses. Il était clair que ces “montagnards” étaient soit pourvus d’une résistance physique inhumaine, ou bien qu’ils étaient beaucoup plus de 4 et bien organisés !

Je ne savais même pas exactement à quoi allaient servir les sondages, mais tout ce bouillonnement m’enthousiasmait et je m’y jetai la tête la première. Maintenant, il ne m’en reste que quelques fragments qui parcourent ma mémoire : le froid incrusté dans les os et la grappa de six heures du matin pour tenir bon jusqu’au changement de tour à l’Interporto de Susa ; les charges de police au milieu des bois et les boules de neige contre les boucliers. Et puis la police, encore, mais sur la SS24 cette fois, qu’un blocage organisé par des gens énervés avait obligé à retourner à la caserne en passant par Bardonecchia. Des mois plus tard, pendant une manifestation à Turin, j’avais entendu un flic marmonner à un autre, à propos de cette soirée-là : “on a mis plus de trois heures à rentrer à la maison”. Avec un peu de recul, et en repensant aux blocages d’après la chute de Luca, j’aurais aimé leur répondre “vous vous en tirez bien, soyez contents de ne pas y être restés la journée ” !

A cette époque, il y avait beaucoup de gens. Pas énormément, mais bien réparti-e-s, chaque personne avait une responsabilité directe ou son action à réaliser pour mettre en marche ce mécanisme qui cherchait à se concentrer et à tenter de différentes façons de s’approcher et de gêner les machines. Le quotidien se transformait, parce que les journées
étaient toutes entières tournées vers cet objectif, chacun-e se sentait protagoniste à sa façon et comprenait quel réaction en chaîne aurait provoqué le fait de repartir, de faire u pas en arrière.

Cet hiver de lutte, qui n’a été pour moi qu’une mise en bouche, avait des caractéristiques que j’allais retrouver à une échelle beaucoup plus grande au cours des périodes qui suivirent, jusqu’à aboutir à l’extraordinaire mélange de pratiques de l’été 2011.

Il serait très utile de les dépoussiérer aujourd’hui pour affronter les défis qui se plantent devant nous en ce qui concerne le futur immédiat, mais le parquet ne semble pas être de cet avis. Si le mouvement a fait des pas de géant au cours de la dernière période en accueillant le sabotage en tant que pratique légitime de qui se rebelle contre les projets imposés par l’État, ce dernier a décidé, à travers cette enquête, d’attaquer un important bagage d’expériences accumulées au cours des ans, en en redéfinissant les contours et en en déformant le contenu. Ils parlent d’“organisation paramilitaire”, de “subdivisions des rôles”, de “hiérarchies” et de “groupes spécialisés”, les mêmes termes avec lesquels ils se réfèrent à la façon de conduire leurs guerres, et qui naturellement ne nous appartiennent en rien.

Contre cela, cela fait depuis 2010 que celles et ceux qui luttent ont compris que pour repérer une colonne de fourgons ou une pelleteuse, ou encore un bout d’une excavatrice, il suffit de se placer dans un bar, sur un balcon ou aux angles des rues qu’ils parcourent tous les jours et de regarder dans la bonne direction. A partir de là, le tam-tam d’appels suivra son cours, sans ordres ni commandants. Cela fait depuis 2010 que l’on se parle pour comprendre les exigences des un-e-s et les capacités des autres, entre qui peut prendre sa journée de travail et qui est disposé à sécher l’école, qui a des enfants assez grands pour ne plus avoir à s’en préoccuper et qui est là simplement parce qu’il n’y a rien d’autre à faire. Dormir à la belle étoile n’a jamais été un problème si les circonstances l’exigeaient, mais ce n’est pas vraiment pour ça que l’on peut parler de ninjas super-entraînés. Ces expériences se sont enrichies avec les années, et avec elles toutes les personnes qui y ont participé ou contribué d’une façon ou d’une autre.

Certain-e-s sont né-e-s dans la vallée et ont appris à lutter ici, et d’autres sont venu-e-s pour lutter et ont appris à marcher. Quelles que soient les personnes qui sont descendues vers le chantier cette soirée de mai, elles ne seront certainement pas plus spéciales que toutes celles qui ont grandi en s’opposant à la construction de ce train, justement parce qu’elles ne pourraient que puiser dans ce même bagage.

Non satisfaits de cette blague, les deux procureurs passent du coq à l’âne en lançant des sentences contre les NoTAV comme s’il s’agissait de torpilles, et dégainent un concept digne d’un cours de formation pour flics (mais de la première leçon) : contrôle du territoire. Un contrôle qui serait, selon leurs propres mots dans un passage fumeux de leur dossier, pratiqué par les franges violentes du mouvement.

Peut-être auraient-ils oublié le fait que n’importe qui luttant en Val Susa, plutôt que de contrôler, refuse d’être contrôlé-e ? De telle façon que les seules franges violentes qui poursuivent cet objectif sont ces messieurs et ces mesdames en uniforme ou en casque bleu, qui foncent dans leurs bolides de haut en bas et de bas en haut à travers la vallée. Depuis 2011 et jusqu’à aujourd’hui, des milliers de personnes ont rôdé sur les sentiers autour du chantier. Je me rappelle d’un tir à la corde constant pour arracher des bouts de bois qui puissent être parcourus librement, sans que de sales types en cagoule et en tenue de camouflage ne te barrent la route, en te pointant éventuellement le pistolet en pleine tête sans aucune raison, comme quelques NoTAV pourraient le raconter.

Août 2011 a été sué jour après jour : il fallait construire le /presidio/de Clarea. Mais les check-points sous l’autoroute, à l’entrée du chemin de terre, étaient asphyxiants. Malgré ça, quelqu’un a eu la brillante idée de proposer une rencontre quotidienne à Chiomonte pour regrouper une cinquantaine de personne et faire la traversée tous et toutes ensemble, pour que les arrestations et les identifications soient beaucoup plus difficiles à réaliser. Ce qui fonctionna, et permit que le matériel arrive jusqu’à la Baita, tandis que les personne soumises à des interdictions de territoire pouvaient se déplacer de façon plus légère. Dans les moments de bonne humeur se montaient des banquets, qui s’achevaient souvent en véritables fêtes et qui se rendaient sous cette autoroute pour démolir de façon toujours plus improbable ces monstres de fer et de ciment que l’on appelle jerseys.

Leur concept de “contrôle” se voit démenti par une réelle connaissance diffuse du territoire que possèdent celles et ceux qui s’opposent. Celle-ci, ajoutée à l’inventivité et à la nécessaire détermination, a toujours été insaisissable pour les flics et les enquêteurs.

Ces gens tentent d’établir une présence massive et un œil indiscret sur les routes de toute la vallée, se déplaçant selon leur bon plaisir. Il y a quelques mois, un jeune me parlait du niveau de militarisation de Susa et, tandis qu’il le décrivait, cela me rappelait les histoires d’un ami tunisien à propos de l’assaut militaire de Gafsa lors des révoltes de 2005. A cette époque, lui et d’autres plus jeunes s’étaient retirés dans les montagnes, tandis que d’autres étaient restés résister en ville. Je ne connais pas bien l’histoire, mais dans ses souvenirs, quelques-uns avaient pris des coups de fusil tirés par les hommes en camouflage. Nous savons tous qu’à ce difficile “hiver” tunisien allait suivre un fleurissant printemps de révolte qui allait faire trembler le bassin méditerranéen dans son ensemble.

Bien sûr, nous autres n’avons pas ces prétentions, et nous nous contenterons de ne pas avoir nos montagnes percées et d’inutiles stations pharaoniques à Susa. Les outils pour continuer à lutter sont là. La créativité aussi.

Nous, entre-temps, nous résistons avec la tête de mule que ce mouvement nous a toujours inspiré. Nous espérons seulement que vous n’irez pas trop vite et que nous pourrons être dehors quand il sera temps de boucher ce trou à Clarea avec les ruines du chantier….et tant qu’à faire, avec un peu d’autoroute aussi.

Liberté !

Chaleureusement, //Niccolò

Pour lui écrire :

*Niccolò Blasi
Casa di Reclusione
Via Casale San Michele, 50
15100 Alessandria*

traduit de l’italien depuis Informa-azione.

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[Lyon] Journée de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et contre tous les projets inutiles le 22 février

NDDL : Toutes et tous ensembles le 22 février – Appel à mobilisation. A Notre Dame des Landes, les pro-aéroports, préfecture, Vinci et consorts reprennent du poil de la bête. Nous ne les laisserons pas faire !

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Ils pré­ten­dent débu­ter, dans les mois qui vien­nent, la des­truc­tion et/ou le dépla­ce­ment des espè­ces pro­té­gées avec ou sans mesu­res de com­pen­sa­tion. Empêchons la des­truc­tion des espè­ces pro­té­gées et la com­pen­sa­tion.

Ils pré­ten­dent débu­ter, dans les mois qui vien­nent, la cons­truc­tion du bar­reau rou­tier censé relier des 4 voies et des­ser­vir l’aéro­port. Barrons le bar­reau rou­tier.

Une nou­velle vague d’expul­sions pour­rait sur­ve­nir. En cas d’offen­sive poli­cière, mul­ti­plier les fronts.

Les tra­vaux ne com­men­ce­ront pas ! Sur place, le mou­ve­ment est plus vivant encore qu’à l’automne 2012, les liens plus denses, les champs plus culti­vés et les habi­tats plus nom­breux… Au delà, plus de 200 comi­tés locaux se sont créés, en soli­da­rité avec la lutte et pour la faire essai­mer vers chez eux.

Et chez nous ? La région Rhône-Alpes subit aussi de nom­breux pro­jets d’infra­struc­tu­res inu­ti­les, des­truc­teurs et coû­teux, géants ou minus­cu­les : TGV Lyon Turin, A45, OL LAND, gaz de schiste, nucléaire, OGM, Destruction des Jardins d’Utopie… Partout des luttes exis­tent qui n’atten­dent que leur ren­contre pour ouvrir d’autres pos­si­bi­li­tés pour notre monde.

Le 22 février, mon­trons leur qu’il n’est pas ques­tion de tou­cher au bocage. Rassemblons nous pour dire STOP à tous les pro­jets inu­ti­les et impo­sés.

texte publié sur Rebellyon (9/2/2014).

 

 

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Transfert des 4 No tav arrêtés pour terrorisme

notav-accusati-di-terrDans la matinée du 30 janvier, Chiara, Claudio, Alberto et Niccolò, les 4 NoTav arrêté(e)s le 9 décembre 2013 avec l’accusation de terrorisme, ont été transféré de la prison de Turin des Vallette, où illes étaient enfermé(e)s jusqu’à maintenant.

Chiara a été transférée à la prison Rebibbia à Rome, Claudio à Ferrara et Mattia et Niccolò à Alessandria. Ce choix géographique n’a rien d’un hasard : les 3 prisons en question ont toutes une section de haute sécurité.

Après l’interdiction des visites de la part des juges du parquet Paladino et Rinaudi il y a une semaine sans aucun motif, les 4 No Tav avaient également récemment dénoncés les problèmes de réception du courrier (déjà soumis à la censure). Les lettres arrivaient toujours plus en retard, voire n’arrivaient pas du tout. Afin de protester contre cette ultérieure privation, Claudio, Alberto et Niccolò avait refusé il y a quelques jours de retourner dans leur cellule après l’heure de la promenade.

Aux yeux de l’infatigable parquet Sitav, cela a sans doute été suffisant pour justifier le transfert. Ceci n’est autre qu’une ultérieure étape dans l’acharnement judicaire contre les No Tav. L’habitude de transférer les détenus afin de les séparer et de les placer en section de haute sécurité n’est pas nouvelle et contribue à la construction de l’image des NoTav comme de dangereux terroristes et ennemis publiques que la justice d’Etat s’efforce tant de répandre.

Encore une fois, il faut que la force et la solidarité du mouvement ne les laissent pas seuls, même et surtout après ce transfert.

Les nouvelles adresses afin de leur écrire sont les suivantes :

Chiara Zenobi

Casa Circondariale Rebibbia
via Bartolo Longo, 92
00156 Roma

——————————————-

Claudio Alberto

Casa Circondariale
Via Arginone, 327
44122 Ferrara

——————————————

Mattia Zanotti et Niccolò Blasi

Casa di Reclusione
Via Casale San Michele, 50
15100 Alessandria

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Traduit de l’italien depuis NoTAVParis.

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[Notre-Dame-des-Landes] Appel à la manifestation du 22 février

http://notavfrance.noblogs.org/files/2014/02/tract22fev3.pdf

TÉLÉCHARGER LE TRACT

ZAD

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[Sicile - Italie] Le MUOS est complété mais….

safe_imageDe Vendredi 24 à Dimanche 26 janvier 2014, des techniciens, des ouvriers italiens et américains ont complété, avec une grue géante, l’installation des 3 paraboles géantes sur leur piédestal. Le MUOS est désormais complété, mais la lutte, plus que jamais, continue, avec :

- le 15 et 16 février, un chantier collectif pour continuer à ce que le campement permanent (presidio) soit accueillant et fonctionnel.
- le 22 février, une manif à Caltanissetta (chef-lieu de province dans laquelle se trouve Niscemi), pour protester contre les arrestations et des poursuites auxquels sont confrontés de nombreux et nomreuses activies No MUOS.
- le 1er mars, manif à Niscemi, pour reprendre l’action directe et la lutte contre le MUOS et les 46 antennes NRTF

“L’armée et sa technologie, c’est l’horreur en toile de fond de nos vies. En Sicile, comme ici, NO MUOS, NO CAPITALISM” (GARAP)

No M.U.O.S.

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